samedi 14 mars 2009

Conférence-débat Lundi 14 mars 17h 30

Bonjour à tous,

Il y a 70 ans se terminait la guerre d'Espagne, et les franquistes triomphaient. Pour les Républicains, c'était l'heure de la retraite (la "Retirada") et de l'exil. Mais dans l'Espagne de Franco comme dans la France de Pétain, leur combat n'était pas fini pour autant.

Dans le cadre de la fac alternative mise place à Villejean, M. Pérez, professeur d'espagnol, et des étudiants de l'IEP organisent
une conférence-débat en espagnol qui revient sur cette histoire. Merci de diffuser l'info autour de vous !


"La lucha continua"
la lutte des republicains espagnols après "la Retirada" de 1939.

avec Mariano Otero et Gabrielle Garcia,
membres du Centre Culturel Espagnol de Rennes

Lundi 14 mars à 17h 30
Villejean, AMPHI B6

vendredi 13 mars 2009

Une petite vidéo, assez bien faite, histoire de décrire, de façon précise, dans quelle logique globale s'inscrit les différentes réformes menées par le gouvernement actuellement, et ce dans tous les services publics: éducation, santé, culture, justice, défense, environnement, administrations publiques et collectivités territoriales.

jeudi 12 mars 2009

Un petit peu d'information.

Un petit point sur les dernières actions auxquelles ont pu participer les étudiants de l'IEP

De 3000 à 4000 étudiants et enseignants dans les rues de Rennes

Dscn1093 EDUCATION - Les étudiants avaient bien préparé les choses pour cette nouvelle manifestation. En attendant le départ du défilé, un “Chamboul’gouv” et un jeu de flêchettes avaient été installés Place de la Mairie avec pour cibles des effigies de Nicolas Sarkozy, Xavier Darcos, Valérie Pécresse ou encore Roselyne Bachelot. Dans les rangs, les motifs du mécontentement n’ont pas changé et se concentrent sur la LRU et la “masterisation” des concours pour l’enseignement qui supprimerait une année de stage payé en situation et limiterait l’enseignement dans la future discipline enseignée.

“L’autonomie va favoriser la compétition entre les facs et il n’y aura plus d’équivalences”, ajoute Yohann, en 2e année de STAPS (éducation physique) qui vise un brevet d’état pour devenir entraineur.
Pour les enseignants-chercheurs de Rennes 1 en grève, la situation n’a quasiment pas évolué depuis le début du conflit.
“Il n’y a eu aucune avancée réelle mais seulement des effets d’annonces. Manifestement, le gouvernement joue sur l’angoisse des étudiants à l’approche des examens pour qu’ils se retournent contre nous”, estime Denis Poinsot, enseignant au département de biologie à Rennes, en grève depuis plusieurs semaines et pour qui les réformes du gouvernement ne visent qu’un seul but: économiser les moyens matériels et humains dans l’enseignement supérieur.
“On veut le retrait du statut et une réflexion générale à ce sujet”, lance Anne-Marie, portant une pancarte “La science n’est pas une marchandise” autour du cou.
La loi sur l’autonomie et l’entrée des entreprises dans les conseils d’administration des universités fait en effet redouter un décalage croissant entre les universités selon leur spécialité.
“Aucune entreprise ne va investir dans les sciences humaines, Rennes 2 va devenir obsolète et il n’y aura plus de service public dans l’enseignement supérieur”, estime Julien.
Des enseignants de mathématiques parient quant à eux sur une extension du mouvement dans les prochains jours avec les chercheurs du CNRS qui pourraient les rejoindre.
“Il faut retirer le statut d’enseignant-chercheur tel qu’il est actuellement et engager de véritables négociations avec les partenaires habituels”, préconise Serge Cantat pour sortir de l'impasse.
“Du fric pour les facs et les boursiers, pas pour la bourse et les banquiers”, peut t-on entendre dans le cortège, où défilent également des étudiants de sciences politiques et, accompagnés de leurs enseignants, des IUT.
“Pour les IUT, rien ne bouge au ministère alors que nous sommes mobilisés pour l’existence même d’un système qui a fait ses preuves depuis quarante ans dans la professionnalisation et est aujourd’hui carrément menacé, souligne Laurent Fillaud, chef du département de génie mécanique à l’IUT de Rennes. S’il le faut nous allons encore durcir notre mouvement et engager de nouvelles actions”.
Plusieurs autres IUT en Bretagne sont également mobilisés, comme à Lannion et Saint-Brieuc, et muliplient les manifestations depuis plusieurs semaines.

Pierre-Henri ALLAIN- Libérennes


« Servez-vous, c'est gratuit » : un supermarché de quartier envahi

Marc Olivier
Après la manifestation à Rennes, près de 300 jeunes ont invité les clients du Carrefour Market du quartier de Villejean, à se servir gratuitement. : Marc Olivier

16 h 45 à Rennes, la manifestation se disperse. Un groupe de jeunes se rue vers le métro de la gare. Dans la rame, les consignes sont données : l'opération « bon de réduction » consiste à bloquer les caisses du Carrefour Market de Villejean pour permettre aux clients de partir avec leurs courses sans payer. « Il ne s'agit pas de voler mais d'agir contre la précarité, on ne met rien dans les sacs à dos », prévient une des meneuses.

Une cinquantaine rentre dans le supermarché et lance aux clients des « servez-vous, c'est gratuit ». Ils empêchent les vigiles de bloquer l'entrée du magasin et près de 200 jeunes attendent dehors. Les clients, surpris, ne se prêtent pas au jeu et attendent aux caisses bloquées. Quelques gamins remplissent quand même leurs sacs de bonbons. Vers 17 h 15, une jeune s'empare du micro et annonce : « J'ai eu un des gérants du magasin au téléphone, il sait que nous sommes en position de force, alors il nous autorise à partir avec 20 sacs. »

Finalement, il y aura une cinquantaine de sacs à partir vers l'université Rennes 2. Quelques bouteilles de champagne sont sabrées. Hervé Perrin, directeur du magasin, a passé la soirée à faire l'inventaire des produits dérobés. Il a confié au service juridique de Carrefour la décision de porter plainte ou pas.

Source: Ouest-France


Rennes: cours public de sciences politiques place Hoche


En guise d’estrade, Dominique Malieski s’est assise sur un banc pour parler du mur de séparation Israël-Palestine, ce matin, place Hoche.

De 9h15 à 11h30, la place Hoche fait office de salle de cours pour une bonne centaine d’élèves de l’IEP (Institut d’Etudes Politiques) de Rennes. À l’initiative de professeurs et des étudiants qui ont voté pour les cours « hors-des-murs » lors de l’assemblée générale de mardi, l’IEP s’est exporté pour une matinée, au cœur de la ville.
Au programme, un cours de relations internationales avec Dominique Malieski sur le mur de séparation entre Israël et la Palestine, « un thème porteur, qui peut aussi intéresser les passants », selon elle. L’historien Gilles Richard a enchaîné avec un cours sur mai 68. En plein mouvement universitaire, il avoue que «c’est [son] côté taquin » qui a choisi pour lui.
En fait, il a écrit un livre sur le sujet l’année dernière et a décidé d’en faire profiter à tout le monde. D’ailleurs, quelques curieux, intéressés, se sont greffés aux cours « hors-des-murs » de l’IEP.

Source: Ouest-France

mercredi 11 mars 2009

Marcel Déat, était député du Parti Socialiste SFIO dans les années 30. Il évoluera comme la plupart des « néos » de plus en plus à droite et finira dans le fascisme. A ce propos des Besson, des Lang, des Bockel, des Kouchner ou des Valls n’ont certainement pas encore achevé leur jolie mue…mais est-ce vraiment une mue ? Condamné à mort par contumace en 1945, Marcel Déat, se réfugie en Italie, « planqué » par le Vatican. Il meurt, sans être inquiété, en 1955, près de Turin. C’est apparemment sous l’impulsion de Rocard que sont publiées en 1989 ses « Mémoires » Ce n’est certainement pas un hasard. En réalité Rocard était déjà acquis, depuis longtemps, aux thèses des « néos-socialistes » d’avant guerre (« …l’horizon indépassable du Capitalisme.. ») L’analyse de Déat est intéressante et, sans évidemment calquer 1934-35 sur 2009, on voit que l’on nous ressert la vielle tambouille réactionnaire des écœurantes recettes. Autre coïncidence, il y a beaucoup de Laval et de Mandel chez l’agité de l’Elysée dont nous héritons.

En 1934 et 1935, il y a deux séries de décrets -lois, Doumergue et Laval.

Afin de rétablir par tous les moyens l’équilibre budgétaire, les gouvernements pratiquent une politique protectionniste, en contingentant les importations et une politique déflationniste. On décrète la baisse de quelques prix, on augmente quelques impôts. Les décrets-lois de Gaston Doumergue, en avril 1934, puis de Pierre Laval, en juillet 1935 réduisent les traitements des fonctionnaires, les retraites et même les pensions des anciens combattants, tandis que les impôts sont augmentés et que les commandes d’État sont diminuées.
Rien n’y fait, les faillites se multiplient. Le chômage, la chute des prix agricoles frappent durement les milieux ouvriers et paysans, ainsi que les classes moyennes.

« […] le 16 mars [1934], le Parlement était mis en congé pour deux mois. Le 5 avril sortait une première série de décrets-lois : il y en avait pour 2 700 millions. On devait réduire d’un dixième le nombre de fonctionnaires par voie de mise à la retraite anticipée. Le résultat fut lamentable : on renvoya d’excellents instituteurs qui avaient à peine cinquante ans d’âge et on décapita les administrations, en soulevant une tempête de colères et de désespoirs. On prélevait en outre 5 à 10 % sur les traitements des fonctionnaires, ce qui rapportait la somme ridicule de 360 millions, mais préparait pour l’avenir 360 millions de dégâts […] les anciens combattants acceptaient, en rechignant un prélèvement de 3 % sur les pensions […] Le 23 avril, une autre série de décrets tendait à combler le déficit des chemins de fer, avec prélèvement sur les salaires et les traitements […] » pp. 302 & 303

« […] 1935 […] Laval […] est convaincu de l’excellence de sa chirurgie déflationniste : si elle lui apporte d’abord l’impopularité, il en prendra son parti, du moment qu’ensuite le pays sera sauvé […] il s’agit […] d’annoncer sa volonté d’aller « jusqu’au bout ». Allons-y : le 17 juillet est lancé un « premier train » de décrets-lois. Il y a dix milliards à trouver : prélèvement sur les traitements, mais aussi sur les coupons de rentes. Parallèlement […] plus difficile, mais finalement illusoire, […] on parle de généraliser la baisse des prix. Qui peut croire à l’efficacité d’une pareille entreprise, avec un Etat qui ne dispose d’aucun levier ? Au mois d’août, nous aurons une seconde vague de décrets et de discours […] On parlera de « dégeler » les capitaux, de les relancer dans le circuit […] Et à la rentrée on se retrouve, comme devant, en face d’un budget en déficit […] Mais la crise latente va bientôt éclater […] les projets Régnier (Laval) ont provoqué des remous sérieux, avec une fournée de 400 décrets-lois […] Georges Mandel restait aux PTT, où il exerçait une sorte de terreur sur le personnel et se taillait à bon compte dans le public une réputation de grand réformateur en affectant de prendre le parti de l’usager contre celui du fonctionnaire placé derrière le guichet […] » pp. 33, 334 , 340, 342

in « Mémoires politiques », Marcel Déat, Ed. Denoël, Evreux, 1989.

Il n'y a pas qu'à Rennes que ça se passe comme ça.

Nous avons été informés par nos camarades de l'IEP de Lyon que les manifestations récentes ont donné lieu à une répression policière violente.

Source: Lyoncapitale

"Violences en marge de BioVision : “la police s'est acharnée sur nous” (10/03/2009 )

Pour la venue annoncée de la ministre de l'enseignement supérieur, lundi 9 mars, un groupe de plus de 200 étudiants voulaient perturber le Forum BioVision qui se tient actuellement à la Cité Internationale. Résultat : deux personnes hospitalisées et trois arrestations. Valérie Pécresse, quant à elle, n'était pas là. Récit telle que plusieurs témoins nous l'ont raconté le soir même.
lls voulaient dénoncer le Forum BioVision, “lieu de promotion des biotechnologies”, en s'approchant au plus près des congressistes de la Cité Internationale. Ils avaient choisi la venue programmée de Valérie Pécresse pour le faire. Elle n'est finalement pas venue mais eux y sont allés. Mal leur en a pris. Lundi vers les 16h, un groupe de 200 personnes, majoritairement des étudiants de Lyon 2, déboule devant l'entrée de BioVision. Rapidement, ils sont repoussés à coup de tirs de flashball et de gaz lacrymogène. Les manifestants répondant par quelques fumigènes. Il décident alors de tenter leur chance du côté parc de la Tête d'Or de la Cité Internationale. Cette fois, les forces de l'ordre les repoussent dans le parc par une entrée située à proximité. Sans accrochage.


Matraquage

Après une vingtaine de minutes, les policiers partent et les manifestants refont surface. ils s'approchent du Palais des congrès. Quelques slogans fusent. Rapidement, des CRS et des agents de la BAC les prennent en étau, les repoussant vers la petite entrée du parc de la Tête d'Or. Une photographe travaillant pour Lyon Capitale raconte : “Il y avait des vélos, des gens en béquille, une batoucada. Il fallait du temps pour descendre les escaliers qui mènent au parc. Mais les manifestants s'exécutaient. Au bout d'un moment, les forces de l'ordre ont commencé à pousser plus que violemment : coups de pied, coups de matraques et tirs de flashball à bout portant ! Ils ont continué à pousser malgré les escaliers. Du coup, les gens se sont ramassés. Les policiers ont tapé sur les gens qu'ils avaient sous la main. Ceux qui n'avaient pu fuir”.Rencontrée le soir même, une étudiante témoigne : “J'ai essayé d'arrêter un flic qui matraquait un étudiant. Il s'en est pris à moi. J'ai mis mes main sur le crâne pour me protéger. Il m'a crié : “fais voir que tu n'as rien dans tes mains”. J'ai enlevé mes mains. il m'a mis un grand coup de matraque” (voir photo). Appelés par les manifestants, les pompiers ont emmené un autre étudiant qui avait, selon un témoin, tous les symptômes du traumatisme crânien : “ils n'arrivaient plus à tenir sur ses jambes ni a parlé. Tout son corps était parcouru de tremblements”. Une autre étudiante est, d'elle-même, allée à l'hôpital pour avoir reçu une balle de flashball dans une tempe. Selon la Sécurité publique, trois policiers sont “légèrement blessés”. Trois manifestants ont été arrêtés pour “jets de projectiles”. Jets que reconnaissent aujourd'hui certains étudiants en précisant bien qu'il n'y a eu que “quelques pierre jetés pour répondre à cette charge. Rien à voir avec le déchaînement de violence policière”. A l'heure où nous écrivons ces lignes, une personne a été relâchée. Les deux autres seraient toujours en garde-à-vue. Lundi soir, une cinquantaine d'étudiants se sont réunis devant le commissariat de la place Bahadourian (Lyon 3e) en “solidarité”. “Comme à Rennes, il y a quelques jours, on a vécu un tabassage gratuit, commentait un membre du syndicat SUD Etudiant. Jusque là, les flics étaient soft. Ils ont dû recevoir des motifs de fermeté, preuve que le gouvernement veut réprimer ce mouvement social qui lui fait peur”.

Crédit photo : Fle-ur

Source:LibéLyon

11/03/2009
Interpellations en marge du forum BioVision : procès aujourd'hui
JUSTICE - Trois hommes d'une vingtaine d'années doivent être jugés aujourd'hui, en comparution immédiate, au tribunal correctionnel de Lyon pour "violences à agent de la force publique" et "rébellion". Ils ont été interpellés lundi après-midi, au parc de la Tête d'Or, au cours d'affrontements avec les forces de l'ordre, après une manifestation contre le forum des sciences de la vie BioVision, qui se tient à la cité internationale. Au cours de ces échauffourées, trois policiers ont été légèrement blessés. Les manifestants comptent deux blessés dans leurs rangs. Les trois jeunes hommes ont été placés en garde à vue au commissariat du IIIe arrondissement. L'un d'entre eux aurait avoué avoir jeté des pierres sur les forces de l'ordre. Lundi soir et hier après-midi, des manifestants, essentiellement des étudiants, se sont rassemblés à proximité du commissariat, dont l'accès était protégé par des policiers, pour demander leur libération. En vain.
A. dLF.

Source:Rebellyon


Récit en photo de la manifestation contre Biovision et des violences policières qui y ont eu lieu
Publié mercredi 11 mars 2009

Lundi 9 mars avait lieu à lyon le forum biovision où se retrouvait quelques unes des plus belles raclures patronales et politiques pour décider de la marchandisation du vivant et de l’inféodation des structures de recherche aux intérêts économiques. Quelques centaines de personnes se sont donc logiquement retrouvées sur place pour protester, petit récit d’une après-midi haute en couleur.
Au départ porte des enfants du Rhône, au bout du parc de la tête d’Or sur les quais du Rhône c’est quelques dizaines de personnes qui arrivent par vagues puis partent en groupe vers le palais des congrès de la cité internationale où à lieu ledit forum.
Plus de cent personnes, dont des étudiants et des enseignants-chercheurs de lyon II, trainent déjà aux alentours quand des camarades arrivent avec banderole, chariot/infokiosque et batucada. Après une petite discution pour décider collectivement (ce sera le cas tout le long de la manifestation) nous décidons de longer la cité internationale par l’extérieur du parc. Au passage devant les locaux d’interpol la flicaille aux fenêtre observe, ils sont d’ailleurs nombreux, ceux de la DCRI en civil, à parcourir les abords de notre cortège. Nous ramassons sur notre passage les camarades qui n’ont pas été rameutés par le son de la batucada et atteignons les abords du musée d’art contemporain à proximité immédiate du lieu du forum biovision. L’ambiance est bonne, les pétards et les slogans ("biovision, biopognon, a bas les patrons") ponctuent les rythment de la batucada.

Le choix est fait de passer coté quais pour tenter d’atteindre la salle des débats. Un ou deux fumigènes partent, une caméra de vidéosurveillance est sabotée et nous voila plus de deux cents sur les quais face à une quinzaine de CRS. Déterminés nous décidons de forcer le passage mais les CRS sont rapidement plus nombreux et au contact lacrymos (bombe en gel), grenades assourdissantes et de nombreuses balles de flashball réponde à notre avancé. Le chariot de l’infokiosque, qui a peu ou prou servit de bélier doit alors être abandonné sur place. L’affrontement à été bref mais violent et, outre les lacrymos dont tout le monde souffre, certains d’entre nous se remettent des violents coups de matraque et des balles de flashball tirées dans le dos (les BDs dans le sac, ça peut aider…)


Nous reculons donc sur les quais où nous restons un moment, bloquant une puis les deux voies de circulation qui borde la cité international. Au bout d’une dizaine ce minute un mélange de CRS et de BACEUX tous équipés (flashball, tazer, bouclier et casques) avancent et nous font reculer le long des quais jusqu’au moment où nous retraversons la cité internationale vers le parc. Arrivés entre les deux nous ramassons quelques barrières pour construire une illusoire barricade et reculons jusqu’à l’une des entrée latérale du parc au fur et à mesure de l’avancée des flics.


Repliés rapidement dans le parc nous observons les flics qui enlèvent consciencieusement les barrières que nous avions installées. S’en suit 20/30 minutes d’attente, eux en haut des marche à la sortie du parc, nous au milieu de la roseraie. Quelques personnes entament une discution avec les flic de la DCRI tandis que les autres discutent en groupe, calme ponctué par quelques insultes lancé aux flics.



Les flics finissent par quitter les lieux et nous remontons sur les voies de bus. Nous sommes alors moins nombreux, une centaine, peut-être moins, à être resté et à repartir à l’assaut du forum. Nous remontons vers le palais des congrès escorté par deux trois flics en civils. Arrivée au niveau de la salle de débat nous nous arrêtons, des CRS sont présents sur deux de nos cotés et bien équipés. Au bout d’une quinzaine de minute ils se décident à avancer vers nous et nous repoussent vers une des entrées du parc toute proche. Arrivée devant l’entrée nous sommes complètement encerclé par les CRS et les BACeux. Nous restons sur place, décidé à quitter les lieux par la route et non pas à rentrer dans le parc comme des moutons. Les flics finissent par resserrer leurs rangs et avancer vers nous, nous compressant littéralement dans la petite entrée du parc. Entre ceux écraser et les quelques uns décider à résister les flics poussent de plus en plus fort. Un premier coup de matraque part et déclenchent insulte et slogans de notre coté.
Les policier se mettent alors à se déchaîner : coups de matraques, de pieds, de boucliers pleuvent sur les manifestants. Ceux ayant réussi à passer les portes tombent dans les escalier sous la poussée des flics, aux risque d’être écrasé dans la mêlée. Les personnes au premier rang sont malmenées, quelque-unes sont prises à partie par un ou plusieurs flics qui s’acharnent, sur tel photographe ou étudiant.

Ils finissent par repousser tout le monde dans les escalier et tirent aux flashball dans le parc où ils s’élancent vers nous en petit groupe, tazer ou flashball au poing. Alors que certains d’entre nous répondent par des jet de pierres et que les autres fuient à travers le parc, les flics arrêtent trois personne au hasard et n’hésitent pas à frapper les personnes passant à leu porté, coups de matraque à bout de bras.


Alors que nous nous rassemblons dans le parc les interpellés sont emmené par la police, l’un deux semble blessé. Les flics discutent de deux des arrêtés sans être d’accord entre eux sur lequel il mettront l’accusation de jet de projectile. Deux flics affirment devant témoin être blessés, ce qui ne crève pas les yeux. Dans le parc de vrais blessés sont à déplorer, outre les nombreuses contusions dont nous sommes nombreux à souffrir, une personne à le cuir chevelu ouvert par un coup de matraque et saigne abondamment, un autre frappé lui aussi à la tête, souffre de traumatisme crânien et, allongé par terre, est agité de tremblements et incapable de se redresser.. Il faudra l’intervention des pompiers pour l’emmener à l’hôpital.


Après l’arrivée des pompier nous repartons en groupe vers l’entrée où, selon plusieurs témoins, d’autres arrestations auraient eu lieu. Après avoir centralisé les informations pour le suivi juridique les gens quittent les lieux en petit groupe où rejoignent le rassemblement de soutien place Bahadourian.
Une fois de plus l’État à montré son vrai visage, loin des caméras de la presse il se laisse facilement aller au matraquage compulsif…
D’après la police trois personnes, toutes majeures, ont été interpelées pour "rebellion". Pas de comparution immédiate aujourd’hui, deux des personnes sont encore en garde-à-vue avec refus de prélèvement ADN. Organisons la solidarité Nos camarades ont besoin de soutien. Les témoignages (y compris video et photo) sont les bienvenus pour organiser le suivi juridique. En ce qui concerne les deux personnes gravement blessées, l’un deux a repris conscience à l’hôpital. Il est depuis rentrée chez lui mais doit rester continuellement accompagner pendant 48h. Quant à la deuxième personne (une nana qui s’est pris un flash-ball en pleine tête à bout portant) elle a pu rentrer chez elle et se repose

http://www.youtube.com/watch?v=416STZFx7zk&eurl=http://rebellyon.info/article6113.html&feature=player_embedded

Le comité de mobilisation de l'IEP de Rennes apporte tout son soutien aux manifestants lyonnais et dénonce ces violences policières scandaleuses, sans sommation préalable des forces de l'ordre, et donc dans l'irrespect même de la loi qu'ils sont censés faire appliquer.

(Ci-dessous les articles correspondants à la dispertion des rassemblements :)

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006418461&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20090311&fastPos=1&fastReqId=425194376&oldAction=rechCodeArticle

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006419476&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20090311&fastPos=5&fastReqId=425194376&oldAction=rechCodeArticle

L'Appel de Sciences Po Rennes

Voici l'Appel de Sciences Po Rennes rédigé il y a quelques temps déjà :


"Suite à la grève générale du 29 janvier 2009, nous étudiants de Sciences Po Rennes, réunis en AG ce mardi 3 février à plus de 250 étudiants, nous nous mobilisons contre le désengagement de l'Etat dans les services publics, en particulier dans l'enseignement. Ainsi dans l'enseignement supérieur ce sont 900 postes qui seront supprimés cette année. 75 % des universités sont touchées. Les universités doivent de plus recruter de personnel sur leurs fonds propres. Sciences Po Rennes n'est pas épargné.
Avec l'autonomie de la recherche qui est remise en cause c'est également la qualité de l'enseignement qui est menacée. Face à ce constat, nous soutenons le mouvement des universitaires qui se sont prononcés contre les récentes atteintes du gouvernement envers l'éducation nationale.

C'est pourquoi nous revendiquons :

- L'arrêt des suppressions de postes dans la fonction publique et la mise en place d'un plan de recrutement de personnel.
- L'abandon de la mastérisation des concours de l'enseignement primaire et secondaire qui amplifie la sélection sociale dans les études supérieures, réduit la formation pédagogique et donc la qualité de l'enseignement.
- Le retrait de la réforme de l'allocation des moyens attribués aux universités qui conditionne le financement à la performance (nombre de publications, insertion professionnelle...) et non en fonction des besoins (nombre d'étudiants inscrits...).
- L'abrogation de la loi LRU.
- L'arrêt des atteintes aux libertés publiques individuelles.
Parce que nous refusons de voir nos mobilisations entravées par les atteintes aux libertés qui se multiplient, nous avons décidé de nous mobiliser contre ces réformes."

mardi 10 mars 2009

Compte-rendu résumé de l'Assemblée Générale du 10 mars 2009

Ordre du jour:

1) Bilan et état de la mobilisation
2) Dernières évolutions à propos des réformes et des revendications
3) Perspectives du mouvement
4) Votes

Le bureau est adopté à la très grande majorité.
L'ordre du jour est adopté à l'unanimité.

1)

Résumé de l'état de la mobilisation à Rennes 2, au lycée du Rheu; Retour sur les Coordinations Nationales Étudiantes de Toulouse et d'Angers, sur la Coordination Nationale Universitaire de Créteil, sur l'état des négociations entre les enseignants-chercheurs et la ministre; retour sur la mobilisation de l'IUT de Lorient, les autres IEP et l'INSA

Prise de parole de Mr Le Bart sur l'état du mouvement du côté des enseignants: tous les enseignants ne sont pas mobilisés, mais il existe cependant un assez large consensus à propos de l'opposition à la réforme du statut des enseignants-chercheurs. Par contre, pas de consensus concernant la LRU; Annonce de la levée du blocage administratif des notes, et du report des commissions pédagogiques et des "Grands Oraux" de 4ème année; Pas de consensus sur la forme de la mobilisation, et particulièrement sur la question de l'organisation de cours hors les murs. Mr Le Bart précise également que le CRAPE s'est déclaré "laboratoire en lutte", et que par là, il n'assume plus certaines de ses fonctions auprès d'autres organismes.

Mr Polo déplore quant à lui la faible présence des étudiants à la conférence de V. Bruneau à propos du "benchmarking pédagogique en Europe" qui aurait pu selon lui enrichir la réflexion des étudiants à propos de la diffusion d'une logique néolibérale dans l'éducation aujourd'hui.

2)

L'AG est ensuite revenue sur l'absence du SNESUP et des collectifs Sauvons la Recherche et Sauvons l'Université des négociations avec Valérie Pécresse.

Le débat s'est poursuivi sur la notion de service public (plus particulièrement celui de l'éducation), avec un appel à un "service public maximum"

L'AG s'est penchée sur la question de la loi LRU, abordant notamment les questions concernant l'évolution des moyens et la mise en concurrence des universités du fait de leur autonomie budgétaire, de l'apparition de financements privés par le biais de fondations, et leur possible influence sur les contenus pédagogiques. Le débat s'est également porté sur la "rentabilité" de la formation universitaire, la démocratisation et la massification de l'enseignement supérieur, ce qui a donné lieu à un débat sur les notions "d'élitisme républicain" et de méritocratie, sur l'insertion professionnelle et les relations entreprises-universités et sur la prise comme modèle de la conception anglo-saxonne de l'université.

Enfin, le débat s'est clos sur le rôle et la composition des conseils d'administration tels que prévus dans la loi, sur la recherche et sa "productivité" par rapport à la recherche dans les pays anglo-saxons.

3)

Annonce d'une fausse manifestation de consommateurs Place de la Mairie le jour même.

Interventions sur la perspective d'un blocage et sa "légalité", sur l'opportunité d'organiser des ateliers-débats, ainsi qu'une retour sur les initiatives prises par l'Université alternative Rennes Troie.

Mr Polo revient sur le fait que les dotations de l'IEP n'ont pratiquement pas évolué depuis 10 ans alors que la durée du schéma de la formation IEP est passée de 3 à 5 ans. Il précise également que l'IEP n'est pas fermé au financement privé, sous certaines conditions d'ordre pédagogique. Il affirme également l'hostilité des enseignants au principe du blocage.

Nouvelles interventions sur "l'impopularité" du blocage, sur le fait que l'IEP ne soit pas en grève, et sur l'opportunité du blocage comme moyen d'action ponctuel efficace médiatiquement et en termes de mobilisation en étant "peu pénalisant". L'AG est revenue sur la position du corps enseignant quant au blocage et appelle à la participation des enseignants au blocage et à des cours alternatifs. L'AG se félicite également du caractère pacifique des mobilisations passées à l'intérieur de l'IEP.

4)

Ont été soumis au vote:

À main levée: le principe de cours alternatifs dès la fin de la semaine: ADOPTÉ à une très grande majorité

À bulletin secret: Sur le blocage et l'occupation de l'IEP le mercredi 11 mars, avec l'organisation d'ateliers-débats.

Adopté par 57% des voix (211 votes sur 360, 123 contre, 8 abstentions et 13 votes blancs)