mercredi 11 mars 2009

Il n'y a pas qu'à Rennes que ça se passe comme ça.

Nous avons été informés par nos camarades de l'IEP de Lyon que les manifestations récentes ont donné lieu à une répression policière violente.

Source: Lyoncapitale

"Violences en marge de BioVision : “la police s'est acharnée sur nous” (10/03/2009 )

Pour la venue annoncée de la ministre de l'enseignement supérieur, lundi 9 mars, un groupe de plus de 200 étudiants voulaient perturber le Forum BioVision qui se tient actuellement à la Cité Internationale. Résultat : deux personnes hospitalisées et trois arrestations. Valérie Pécresse, quant à elle, n'était pas là. Récit telle que plusieurs témoins nous l'ont raconté le soir même.
lls voulaient dénoncer le Forum BioVision, “lieu de promotion des biotechnologies”, en s'approchant au plus près des congressistes de la Cité Internationale. Ils avaient choisi la venue programmée de Valérie Pécresse pour le faire. Elle n'est finalement pas venue mais eux y sont allés. Mal leur en a pris. Lundi vers les 16h, un groupe de 200 personnes, majoritairement des étudiants de Lyon 2, déboule devant l'entrée de BioVision. Rapidement, ils sont repoussés à coup de tirs de flashball et de gaz lacrymogène. Les manifestants répondant par quelques fumigènes. Il décident alors de tenter leur chance du côté parc de la Tête d'Or de la Cité Internationale. Cette fois, les forces de l'ordre les repoussent dans le parc par une entrée située à proximité. Sans accrochage.


Matraquage

Après une vingtaine de minutes, les policiers partent et les manifestants refont surface. ils s'approchent du Palais des congrès. Quelques slogans fusent. Rapidement, des CRS et des agents de la BAC les prennent en étau, les repoussant vers la petite entrée du parc de la Tête d'Or. Une photographe travaillant pour Lyon Capitale raconte : “Il y avait des vélos, des gens en béquille, une batoucada. Il fallait du temps pour descendre les escaliers qui mènent au parc. Mais les manifestants s'exécutaient. Au bout d'un moment, les forces de l'ordre ont commencé à pousser plus que violemment : coups de pied, coups de matraques et tirs de flashball à bout portant ! Ils ont continué à pousser malgré les escaliers. Du coup, les gens se sont ramassés. Les policiers ont tapé sur les gens qu'ils avaient sous la main. Ceux qui n'avaient pu fuir”.Rencontrée le soir même, une étudiante témoigne : “J'ai essayé d'arrêter un flic qui matraquait un étudiant. Il s'en est pris à moi. J'ai mis mes main sur le crâne pour me protéger. Il m'a crié : “fais voir que tu n'as rien dans tes mains”. J'ai enlevé mes mains. il m'a mis un grand coup de matraque” (voir photo). Appelés par les manifestants, les pompiers ont emmené un autre étudiant qui avait, selon un témoin, tous les symptômes du traumatisme crânien : “ils n'arrivaient plus à tenir sur ses jambes ni a parlé. Tout son corps était parcouru de tremblements”. Une autre étudiante est, d'elle-même, allée à l'hôpital pour avoir reçu une balle de flashball dans une tempe. Selon la Sécurité publique, trois policiers sont “légèrement blessés”. Trois manifestants ont été arrêtés pour “jets de projectiles”. Jets que reconnaissent aujourd'hui certains étudiants en précisant bien qu'il n'y a eu que “quelques pierre jetés pour répondre à cette charge. Rien à voir avec le déchaînement de violence policière”. A l'heure où nous écrivons ces lignes, une personne a été relâchée. Les deux autres seraient toujours en garde-à-vue. Lundi soir, une cinquantaine d'étudiants se sont réunis devant le commissariat de la place Bahadourian (Lyon 3e) en “solidarité”. “Comme à Rennes, il y a quelques jours, on a vécu un tabassage gratuit, commentait un membre du syndicat SUD Etudiant. Jusque là, les flics étaient soft. Ils ont dû recevoir des motifs de fermeté, preuve que le gouvernement veut réprimer ce mouvement social qui lui fait peur”.

Crédit photo : Fle-ur

Source:LibéLyon

11/03/2009
Interpellations en marge du forum BioVision : procès aujourd'hui
JUSTICE - Trois hommes d'une vingtaine d'années doivent être jugés aujourd'hui, en comparution immédiate, au tribunal correctionnel de Lyon pour "violences à agent de la force publique" et "rébellion". Ils ont été interpellés lundi après-midi, au parc de la Tête d'Or, au cours d'affrontements avec les forces de l'ordre, après une manifestation contre le forum des sciences de la vie BioVision, qui se tient à la cité internationale. Au cours de ces échauffourées, trois policiers ont été légèrement blessés. Les manifestants comptent deux blessés dans leurs rangs. Les trois jeunes hommes ont été placés en garde à vue au commissariat du IIIe arrondissement. L'un d'entre eux aurait avoué avoir jeté des pierres sur les forces de l'ordre. Lundi soir et hier après-midi, des manifestants, essentiellement des étudiants, se sont rassemblés à proximité du commissariat, dont l'accès était protégé par des policiers, pour demander leur libération. En vain.
A. dLF.

Source:Rebellyon


Récit en photo de la manifestation contre Biovision et des violences policières qui y ont eu lieu
Publié mercredi 11 mars 2009

Lundi 9 mars avait lieu à lyon le forum biovision où se retrouvait quelques unes des plus belles raclures patronales et politiques pour décider de la marchandisation du vivant et de l’inféodation des structures de recherche aux intérêts économiques. Quelques centaines de personnes se sont donc logiquement retrouvées sur place pour protester, petit récit d’une après-midi haute en couleur.
Au départ porte des enfants du Rhône, au bout du parc de la tête d’Or sur les quais du Rhône c’est quelques dizaines de personnes qui arrivent par vagues puis partent en groupe vers le palais des congrès de la cité internationale où à lieu ledit forum.
Plus de cent personnes, dont des étudiants et des enseignants-chercheurs de lyon II, trainent déjà aux alentours quand des camarades arrivent avec banderole, chariot/infokiosque et batucada. Après une petite discution pour décider collectivement (ce sera le cas tout le long de la manifestation) nous décidons de longer la cité internationale par l’extérieur du parc. Au passage devant les locaux d’interpol la flicaille aux fenêtre observe, ils sont d’ailleurs nombreux, ceux de la DCRI en civil, à parcourir les abords de notre cortège. Nous ramassons sur notre passage les camarades qui n’ont pas été rameutés par le son de la batucada et atteignons les abords du musée d’art contemporain à proximité immédiate du lieu du forum biovision. L’ambiance est bonne, les pétards et les slogans ("biovision, biopognon, a bas les patrons") ponctuent les rythment de la batucada.

Le choix est fait de passer coté quais pour tenter d’atteindre la salle des débats. Un ou deux fumigènes partent, une caméra de vidéosurveillance est sabotée et nous voila plus de deux cents sur les quais face à une quinzaine de CRS. Déterminés nous décidons de forcer le passage mais les CRS sont rapidement plus nombreux et au contact lacrymos (bombe en gel), grenades assourdissantes et de nombreuses balles de flashball réponde à notre avancé. Le chariot de l’infokiosque, qui a peu ou prou servit de bélier doit alors être abandonné sur place. L’affrontement à été bref mais violent et, outre les lacrymos dont tout le monde souffre, certains d’entre nous se remettent des violents coups de matraque et des balles de flashball tirées dans le dos (les BDs dans le sac, ça peut aider…)


Nous reculons donc sur les quais où nous restons un moment, bloquant une puis les deux voies de circulation qui borde la cité international. Au bout d’une dizaine ce minute un mélange de CRS et de BACEUX tous équipés (flashball, tazer, bouclier et casques) avancent et nous font reculer le long des quais jusqu’au moment où nous retraversons la cité internationale vers le parc. Arrivés entre les deux nous ramassons quelques barrières pour construire une illusoire barricade et reculons jusqu’à l’une des entrée latérale du parc au fur et à mesure de l’avancée des flics.


Repliés rapidement dans le parc nous observons les flics qui enlèvent consciencieusement les barrières que nous avions installées. S’en suit 20/30 minutes d’attente, eux en haut des marche à la sortie du parc, nous au milieu de la roseraie. Quelques personnes entament une discution avec les flic de la DCRI tandis que les autres discutent en groupe, calme ponctué par quelques insultes lancé aux flics.



Les flics finissent par quitter les lieux et nous remontons sur les voies de bus. Nous sommes alors moins nombreux, une centaine, peut-être moins, à être resté et à repartir à l’assaut du forum. Nous remontons vers le palais des congrès escorté par deux trois flics en civils. Arrivée au niveau de la salle de débat nous nous arrêtons, des CRS sont présents sur deux de nos cotés et bien équipés. Au bout d’une quinzaine de minute ils se décident à avancer vers nous et nous repoussent vers une des entrées du parc toute proche. Arrivée devant l’entrée nous sommes complètement encerclé par les CRS et les BACeux. Nous restons sur place, décidé à quitter les lieux par la route et non pas à rentrer dans le parc comme des moutons. Les flics finissent par resserrer leurs rangs et avancer vers nous, nous compressant littéralement dans la petite entrée du parc. Entre ceux écraser et les quelques uns décider à résister les flics poussent de plus en plus fort. Un premier coup de matraque part et déclenchent insulte et slogans de notre coté.
Les policier se mettent alors à se déchaîner : coups de matraques, de pieds, de boucliers pleuvent sur les manifestants. Ceux ayant réussi à passer les portes tombent dans les escalier sous la poussée des flics, aux risque d’être écrasé dans la mêlée. Les personnes au premier rang sont malmenées, quelque-unes sont prises à partie par un ou plusieurs flics qui s’acharnent, sur tel photographe ou étudiant.

Ils finissent par repousser tout le monde dans les escalier et tirent aux flashball dans le parc où ils s’élancent vers nous en petit groupe, tazer ou flashball au poing. Alors que certains d’entre nous répondent par des jet de pierres et que les autres fuient à travers le parc, les flics arrêtent trois personne au hasard et n’hésitent pas à frapper les personnes passant à leu porté, coups de matraque à bout de bras.


Alors que nous nous rassemblons dans le parc les interpellés sont emmené par la police, l’un deux semble blessé. Les flics discutent de deux des arrêtés sans être d’accord entre eux sur lequel il mettront l’accusation de jet de projectile. Deux flics affirment devant témoin être blessés, ce qui ne crève pas les yeux. Dans le parc de vrais blessés sont à déplorer, outre les nombreuses contusions dont nous sommes nombreux à souffrir, une personne à le cuir chevelu ouvert par un coup de matraque et saigne abondamment, un autre frappé lui aussi à la tête, souffre de traumatisme crânien et, allongé par terre, est agité de tremblements et incapable de se redresser.. Il faudra l’intervention des pompiers pour l’emmener à l’hôpital.


Après l’arrivée des pompier nous repartons en groupe vers l’entrée où, selon plusieurs témoins, d’autres arrestations auraient eu lieu. Après avoir centralisé les informations pour le suivi juridique les gens quittent les lieux en petit groupe où rejoignent le rassemblement de soutien place Bahadourian.
Une fois de plus l’État à montré son vrai visage, loin des caméras de la presse il se laisse facilement aller au matraquage compulsif…
D’après la police trois personnes, toutes majeures, ont été interpelées pour "rebellion". Pas de comparution immédiate aujourd’hui, deux des personnes sont encore en garde-à-vue avec refus de prélèvement ADN. Organisons la solidarité Nos camarades ont besoin de soutien. Les témoignages (y compris video et photo) sont les bienvenus pour organiser le suivi juridique. En ce qui concerne les deux personnes gravement blessées, l’un deux a repris conscience à l’hôpital. Il est depuis rentrée chez lui mais doit rester continuellement accompagner pendant 48h. Quant à la deuxième personne (une nana qui s’est pris un flash-ball en pleine tête à bout portant) elle a pu rentrer chez elle et se repose

http://www.youtube.com/watch?v=416STZFx7zk&eurl=http://rebellyon.info/article6113.html&feature=player_embedded

Le comité de mobilisation de l'IEP de Rennes apporte tout son soutien aux manifestants lyonnais et dénonce ces violences policières scandaleuses, sans sommation préalable des forces de l'ordre, et donc dans l'irrespect même de la loi qu'ils sont censés faire appliquer.

(Ci-dessous les articles correspondants à la dispertion des rassemblements :)

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006418461&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20090311&fastPos=1&fastReqId=425194376&oldAction=rechCodeArticle

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006419476&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20090311&fastPos=5&fastReqId=425194376&oldAction=rechCodeArticle

1 commentaire:

  1. L'IEP TOULOUSE A VOTE LE BLOCAGE MARDI.

    Ca fait 4 IEP qui ont bloqué depuis le début du mouvement, en tout.

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