jeudi 12 mars 2009

Un petit peu d'information.

Un petit point sur les dernières actions auxquelles ont pu participer les étudiants de l'IEP

De 3000 à 4000 étudiants et enseignants dans les rues de Rennes

Dscn1093 EDUCATION - Les étudiants avaient bien préparé les choses pour cette nouvelle manifestation. En attendant le départ du défilé, un “Chamboul’gouv” et un jeu de flêchettes avaient été installés Place de la Mairie avec pour cibles des effigies de Nicolas Sarkozy, Xavier Darcos, Valérie Pécresse ou encore Roselyne Bachelot. Dans les rangs, les motifs du mécontentement n’ont pas changé et se concentrent sur la LRU et la “masterisation” des concours pour l’enseignement qui supprimerait une année de stage payé en situation et limiterait l’enseignement dans la future discipline enseignée.

“L’autonomie va favoriser la compétition entre les facs et il n’y aura plus d’équivalences”, ajoute Yohann, en 2e année de STAPS (éducation physique) qui vise un brevet d’état pour devenir entraineur.
Pour les enseignants-chercheurs de Rennes 1 en grève, la situation n’a quasiment pas évolué depuis le début du conflit.
“Il n’y a eu aucune avancée réelle mais seulement des effets d’annonces. Manifestement, le gouvernement joue sur l’angoisse des étudiants à l’approche des examens pour qu’ils se retournent contre nous”, estime Denis Poinsot, enseignant au département de biologie à Rennes, en grève depuis plusieurs semaines et pour qui les réformes du gouvernement ne visent qu’un seul but: économiser les moyens matériels et humains dans l’enseignement supérieur.
“On veut le retrait du statut et une réflexion générale à ce sujet”, lance Anne-Marie, portant une pancarte “La science n’est pas une marchandise” autour du cou.
La loi sur l’autonomie et l’entrée des entreprises dans les conseils d’administration des universités fait en effet redouter un décalage croissant entre les universités selon leur spécialité.
“Aucune entreprise ne va investir dans les sciences humaines, Rennes 2 va devenir obsolète et il n’y aura plus de service public dans l’enseignement supérieur”, estime Julien.
Des enseignants de mathématiques parient quant à eux sur une extension du mouvement dans les prochains jours avec les chercheurs du CNRS qui pourraient les rejoindre.
“Il faut retirer le statut d’enseignant-chercheur tel qu’il est actuellement et engager de véritables négociations avec les partenaires habituels”, préconise Serge Cantat pour sortir de l'impasse.
“Du fric pour les facs et les boursiers, pas pour la bourse et les banquiers”, peut t-on entendre dans le cortège, où défilent également des étudiants de sciences politiques et, accompagnés de leurs enseignants, des IUT.
“Pour les IUT, rien ne bouge au ministère alors que nous sommes mobilisés pour l’existence même d’un système qui a fait ses preuves depuis quarante ans dans la professionnalisation et est aujourd’hui carrément menacé, souligne Laurent Fillaud, chef du département de génie mécanique à l’IUT de Rennes. S’il le faut nous allons encore durcir notre mouvement et engager de nouvelles actions”.
Plusieurs autres IUT en Bretagne sont également mobilisés, comme à Lannion et Saint-Brieuc, et muliplient les manifestations depuis plusieurs semaines.

Pierre-Henri ALLAIN- Libérennes


« Servez-vous, c'est gratuit » : un supermarché de quartier envahi

Marc Olivier
Après la manifestation à Rennes, près de 300 jeunes ont invité les clients du Carrefour Market du quartier de Villejean, à se servir gratuitement. : Marc Olivier

16 h 45 à Rennes, la manifestation se disperse. Un groupe de jeunes se rue vers le métro de la gare. Dans la rame, les consignes sont données : l'opération « bon de réduction » consiste à bloquer les caisses du Carrefour Market de Villejean pour permettre aux clients de partir avec leurs courses sans payer. « Il ne s'agit pas de voler mais d'agir contre la précarité, on ne met rien dans les sacs à dos », prévient une des meneuses.

Une cinquantaine rentre dans le supermarché et lance aux clients des « servez-vous, c'est gratuit ». Ils empêchent les vigiles de bloquer l'entrée du magasin et près de 200 jeunes attendent dehors. Les clients, surpris, ne se prêtent pas au jeu et attendent aux caisses bloquées. Quelques gamins remplissent quand même leurs sacs de bonbons. Vers 17 h 15, une jeune s'empare du micro et annonce : « J'ai eu un des gérants du magasin au téléphone, il sait que nous sommes en position de force, alors il nous autorise à partir avec 20 sacs. »

Finalement, il y aura une cinquantaine de sacs à partir vers l'université Rennes 2. Quelques bouteilles de champagne sont sabrées. Hervé Perrin, directeur du magasin, a passé la soirée à faire l'inventaire des produits dérobés. Il a confié au service juridique de Carrefour la décision de porter plainte ou pas.

Source: Ouest-France


Rennes: cours public de sciences politiques place Hoche


En guise d’estrade, Dominique Malieski s’est assise sur un banc pour parler du mur de séparation Israël-Palestine, ce matin, place Hoche.

De 9h15 à 11h30, la place Hoche fait office de salle de cours pour une bonne centaine d’élèves de l’IEP (Institut d’Etudes Politiques) de Rennes. À l’initiative de professeurs et des étudiants qui ont voté pour les cours « hors-des-murs » lors de l’assemblée générale de mardi, l’IEP s’est exporté pour une matinée, au cœur de la ville.
Au programme, un cours de relations internationales avec Dominique Malieski sur le mur de séparation entre Israël et la Palestine, « un thème porteur, qui peut aussi intéresser les passants », selon elle. L’historien Gilles Richard a enchaîné avec un cours sur mai 68. En plein mouvement universitaire, il avoue que «c’est [son] côté taquin » qui a choisi pour lui.
En fait, il a écrit un livre sur le sujet l’année dernière et a décidé d’en faire profiter à tout le monde. D’ailleurs, quelques curieux, intéressés, se sont greffés aux cours « hors-des-murs » de l’IEP.

Source: Ouest-France

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